Oreille et gorge

Chirurgie UPPP

Un passage plus large derrière le voile du palais, pour des nuits plus calmes et un meilleur sommeil.

Coupe sagittale · voile du palais et voies respiratoiresvoile du palaisluettevoile raccourcibase de languepassage d’air
Coupe sagittale · voile du palais et voies respiratoires
Durée de l’intervention
45–90 minutes
Anesthésie
Générale
Hospitalisation
1 nuit
Reprise du travail
10–14 jours
Résultat définitif
3 mois

Le ronflement est le bruit d’un passage étroit qui vibre pendant le sommeil. Chez beaucoup de personnes, le rétrécissement se situe au niveau du voile du palais : la partie souple et postérieure du plafond de la bouche, avec la luette qui y pend, vibre contre la gorge à chaque respiration. Lorsque le passage se ferme complètement pendant plusieurs secondes, il s’agit d’une apnée obstructive du sommeil, qui fragmente le sommeil, épuise la personne dans la journée et fatigue le cœur au fil des années.

L’uvulo-palato-pharyngoplastie, heureusement abrégée en UPPP, est une chirurgie qui élargit le passage derrière le voile. Elle retire l’excès de tissu du voile du palais et de la luette, enlève les amygdales si elles sont présentes, et remodèle les parois latérales de la gorge pour que l’espace reste ouvert pendant le sommeil.

Choisir le bon patient

L’UPPP a une réputation mitigée parce que, pendant des années, elle a été proposée à tous ceux qui ronflaient, quelle qu’en soit la cause. Elle fonctionne bien chez le bon patient et mal chez le mauvais. Le Dr Teker commence donc par un enregistrement du sommeil, qui mesure la sévérité réelle de l’apnée, et par un examen de l’ensemble des voies respiratoires, parfois avec un endoscope pendant un sommeil induit par sédation, pour voir si l’affaissement se produit au niveau du voile, de la base de langue, ou des deux. Le nez est examiné aussi : une cloison déviée ou des cornets hypertrophiés aggravent les ronflements et sont corrigés avant ou pendant la même opération.

Les bons candidats ont une apnée légère à modérée avec une obstruction principalement au niveau du voile, un poids raisonnable, et soit une intolérance à la PPC, soit une forte préférence pour une option chirurgicale. Pour une apnée sévère, la PPC reste le traitement le plus fiable ; la chirurgie peut en faciliter l’usage mais la remplace rarement.

Technique moderne

L’ancienne opération se contentait de couper du tissu, ce qui laissait parfois un voile rigide et cicatriciel et des troubles de la déglutition. Les techniques actuelles, regroupées sous le nom de pharyngoplastie, repositionnent le voile et les muscles des parois latérales vers l’avant et l’extérieur par des sutures, de sorte que le passage est élargi tout en conservant le plus de tissu possible. La luette est raccourcie plutôt que retirée. Le Dr Teker adapte la technique à chaque gorge.

Convalescence

Attendez-vous à un mal de gorge pendant une dizaine de jours, semblable à une amygdalectomie, avec des antalgiques réguliers, des boissons fraîches et une alimentation molle. La déglutition semble différente au début, et un peu de liquide peut remonter dans le nez pendant une semaine ou deux, le temps que le voile cicatrise. La plupart des patients reprennent le travail en deux semaines. Le résultat définitif est évalué à trois mois par un nouvel enregistrement du sommeil.

Préserver le résultat

Les ronflements peuvent revenir avec une prise de poids, de l’alcool le soir ou un nez bouché. Un poids stable, un nez dégagé et, si nécessaire, l’usage continu d’une orthèse d’avancée mandibulaire ou de la PPC protègent ce que la chirurgie a permis d’obtenir.

Déroulement de l’intervention

Déroulement de l’intervention

  1. 01

    Enregistrement du sommeil et examen

    Un enregistrement du sommeil (polysomnographie) mesure la sévérité de l’apnée. L’endoscopie, parfois pendant un sommeil induit par sédation, montre où les voies respiratoires s’affaissent : voile, base de langue ou les deux.

  2. 02

    Traiter le nez d’abord

    Un nez bouché aggrave les ronflements et l’apnée. Une cloison déviée ou des cornets hypertrophiés sont corrigés avant ou pendant la même opération.

  3. 03

    Anesthésie générale

    L’opération se fait sous anesthésie générale, avec les voies respiratoires protégées.

  4. 04

    Amygdales et voile

    Les amygdales sont retirées si elles sont présentes. L’excès de tissu du voile du palais et l’extrémité de la luette sont raccourcis.

  5. 05

    Remodelage de la gorge

    Le voile et les parois latérales sont repositionnés et suturés vers l’avant et l’extérieur selon les techniques modernes de pharyngoplastie, en élargissant le passage plutôt qu’en retirant seulement du tissu.

  6. 06

    Salle de réveil

    Une nuit à l’hôpital. Les boissons sont reprises tôt et la gorge est contrôlée avant la sortie.

La convalescence, étape par étape

La convalescence, étape par étape

  1. Jour 1

    Mal de gorge, une certaine difficulté à avaler et une sensation de quelque chose au fond de la gorge. Antalgiques réguliers, boissons fraîches et alimentation molle.

  2. Jours 3–7

    L’inconfort atteint son maximum puis s’améliore. Un enduit blanc de cicatrisation est normal. Le sommeil peut être perturbé au début par le gonflement.

  3. Semaine 2

    Déglutition normale. Retour au travail. Les ronflements sont souvent déjà moins bruyants.

  4. Semaine 6

    Cicatrisation complète. Le voile a pris sa nouvelle position.

  5. Mois 3

    Résultat définitif. Un nouvel enregistrement du sommeil mesure l’amélioration de l’apnée.

À propos des risques

L’UPPP comporte les risques généraux de la chirurgie de la gorge : saignement, y compris tardif vers le cinquième au dixième jour, infection et réactions à l’anesthésie. Les risques propres au voile du palais sont un reflux temporaire, parfois durable, de liquide dans le nez en avalant, une modification de la résonance de la voix, une gorge sèche, une sensation de boule et une altération du goût. Les ronflements peuvent revenir au fil des années, surtout en cas de prise de poids, et l’apnée du sommeil sévère n’est pas guérie de façon fiable par la chirurgie du voile seule. Le Dr Teker ne recommande l’UPPP que lorsqu’un enregistrement du sommeil et l’examen montrent que le voile est le principal site d’obstruction.

FAQ

Les questions des patients

L’UPPP va-t-elle guérir mon apnée du sommeil ?

Pour une apnée légère à modérée causée principalement par le voile, elle peut la réduire ou la faire disparaître. Pour une apnée sévère, ou lorsque la base de langue est le problème principal, la PPC reste le traitement le plus fiable et la chirurgie est une mesure d’appoint.

Ai-je besoin d’un enregistrement du sommeil au préalable ?

Oui. Le ronflement seul ne dit pas la sévérité du trouble respiratoire. L’enregistrement guide la décision et permet de mesurer le résultat ensuite.

La convalescence est-elle douloureuse ?

Semblable à une amygdalectomie : un mal de gorge pendant une dizaine de jours, plus marqué la première semaine. Des antalgiques réguliers et une bonne hydratation la rendent supportable.

Ma voix va-t-elle changer ?

La résonance de la parole peut sembler légèrement différente pendant quelques semaines, le temps que le voile cicatrise. Un changement durable est rare avec les techniques modernes qui repositionnent plutôt que retirent le tissu.

Les ronflements peuvent-ils revenir ?

Oui, en particulier avec une prise de poids, de l’alcool avant le coucher ou un nez bouché. Garder un poids stable et un nez dégagé protège le résultat.

Parlez-en avec le Dr Teker

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